Je n'ai pas peur d'Hadopi, parce que…
Parce que le partage d'œuvres culturelles est légitime et bénéfique pour la culture et la création. La culture n'existe que parce qu'elle se partage. L'Hadopi elle-même reconnait dans son étude que ceux qui partagent dépensent plus pour des biens culturels que ceux qui ne partagent pas: http://lqdn.fr/files/etude_hadopi_jan11_p45.pdf
il n'y a pas eu une seule coupure d'accès à Internet, et il n'y en aura sans doute jamais (et certainement pas avant les élections de 2012 !) : les “preuves” sur lesquelles se base Hadopi, collectées par des acteurs privés douteux, sont sans valeur et invérifiables;
la “pédagogie” de l'Hadopi est un mensonge nuisible : elle veut faire croire que le partage est mauvais, et que la surveillance et le contrôle de l'utilisateur sont de la “sécurisation” pour son bien.
Hadopi n'est qu'une intimidation de masse qui rabat ceux qui se laissent intimider sur des modes d'accès appauvris à la culture comme le streaming, sans apporter de nouvelles sources de financement pour la culture à l'ère numérique.
Parce que j'ai confiance dans la justice de mon pays et que toute action intentée sur la base des informations collectées pour la HADOPI n'a aucune chance de remplir les exigences d'un procès équitable.
Je boycotte déjà depuis plusieurs années tout ce qui est issu des majors qui ont demandé cette loi inique.
Pas un centime pour eux, et je m’abreuve, supporte et partage de la culture libre. Ils pourront bien faire toutes les lois iniques qu’ils veulent, je les boycotterai jusqu’à leur mort. Ils ont perdu la bataille des cœurs.
Pour toutes ces raisons et de nombreuses autres, nous continuerons à partager la culture que nous aimons, à financer la création, à défendre un Internet libre, et à combattre les lois pour lesquelles la France est épinglée par le rapporteur pour la liberté d'expression à l'ONU.
